Les employés d’Ubisoft invités à annuler les commentaires du PDG et à payer | Actualité Jeux Vidéo

Written By Jeanne Petit

Je suis rédacteur pour BeepGameCenter.

Ubisoft n’a pas connu les meilleures années. Une série de flops et de déceptions signifie que l’entreprise n’est pas au mieux de sa forme à l’approche de 2023, donc pour tenter de faire licencier tout le monde la semaine dernière, le PDG Yves Guillemot a envoyé un e-mail au personnel en leur disant « La balle est dans votre camp ». Ça ne s’est pas bien passé.

C’était, en fait, à peu près aussi mauvais que l’un de ces e-mails puisse l’être, allant de blâmer les travailleurs pour de mauvais résultats à la promotion d’un travail supplémentaire. En conséquence, le syndicat Solidaires Informatique, qui compte des membres dans les bureaux parisiens d’Ubisoft, a appelé à la grève la semaine prochaine.

Le syndicat appelle à la grève non seulement pour protester contre les commentaires dédaigneux de Guillemot, mais aussi pour réclamer de meilleurs salaires et conditions dans l’entreprise, en particulier une augmentation de salaire de 10 % pour tenir compte de la crise de l’inflation et la mise en place d’une semaine de travail de quatre jours.

Voici leur déclaration dans son intégralité :

APPEL A LA GREVE UBISOFT PARIS

VENDREDI 27 JANVIER-APRÈS-MIDI

Selon Guillemot :

LA BALLE EST DANS NOTRE CAMP

(mais l’argent reste dans sa poche)

Dans sa dernière déclaration, M. Guillemot annonce un avenir inquiétant pour Ubisoft.

Si la demande aux employés d’être « particulièrement prudents et stratégiques dans leurs dépenses » est ironique compte tenu de la stratégie éditoriale de l’entreprise ces dernières années, ce n’est pas drôle. Quand M. Guillemot parle d' »attrition » et d' »ajustements organisationnels », cela signifie : réductions d’effectifs, fermetures discrètes de studios, baisses de salaires, licenciements déguisés, etc.

A plusieurs reprises, M. Guillemot tente de rejeter la faute (encore une fois) sur les salariés ; il attend de nous que nous soyons mobilisés, que nous « donnions tout », que nous soyons « aussi efficaces et légers que possible ». Ces mots veulent dire quelque chose : heures supplémentaires, pression managériale, burnout, etc.

M. Guillemot demande beaucoup à ses employés, mais sans aucune compensation. • Les salaires ont-ils suivi la forte inflation de ces dernières années ?

• Qu’en est-il de la mise en place de la semaine de 4 jours ?

• Qu’est-ce qui a été mis en place pour les équipes qui sortent des productions épuisées (comme celles de Just Dance ou de Mario) ?

Nous demandons:

– une augmentation immédiate de 10% pour tous les salaires, indépendamment des augmentations annuelles, pour compenser l’inflation. Avec les centaines de millions d’euros obtenus de Tencent, il y a de l’argent dans les caisses des employeurs.

– l’amélioration des conditions de travail, avec notamment la mise en place de la semaine de 4 jours.

– la transparence sur l’évolution des effectifs, tant au niveau local que global.

– un engagement fort contre les licenciements déguisés et une condamnation des politiques managériales abusives qui poussent les salariés à démissionner.

Et parce que M. Guillemot et sa clique ne comprennent que les rapports de force, Solidaires Informatique appelle les salariés d’Ubisoft Paris à se mettre en grève le vendredi 27 janvier dans l’après-midi, de 14h à 18h.

Au cours du prochain exercice, qui s’étendra jusqu’en mars 2024, Ubisoft a déclaré qu’il prévoyait de publier au moins un gros jeu supplémentaire non annoncé. Crâne et os, Avataret Assassin’s Creed Mirage. Guillemot l’appelle « le plus gros pipeline de l’histoire d’Ubisoft » dans son e-mail au personnel et a déclaré qu’il était ravi d’en partager davantage lors de la conférence E3 de cette année en juin.

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